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LE MIX–ENERGETIQUE UNE SOLUTION ALTERNATIVE POUR L’AFRIQUE



LE MIX–ENERGETIQUE UNE SOLUTION ALTERNATIVE POUR L’AFRIQUE
L’Afrique est confrontée à trois problèmes majeurs qui sont le déficit grave en énergie électrique, l'accès à l'eau potable et le recyclage de ses déchets. Ce gap énergétique qui plombe notre développement social et économique n’est rien d’autre que le résultat d’une mal gouvernance. Tout cela est dû à un manque de vision par des priorités mal définies et des objectifs opérationnels peu clairs, si ajoute, un manque total de volonté politique de nos dirigeants depuis les indépendances jusqu’à nos jours. Néanmoins, des solutions alternatives existent grâce aux énergies renouvelables, nous savons tous que les besoins énergétiques des hommes ne cessent d’augmenter depuis la révolution industrielle, le développement des sociétés s’appuie largement sur l’usage des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon). En 2007, l’énergie primaire consommée dans le monde, provient à plus de 80 % des ressources fossiles qui occupent la première place dans le mix-énergétique mondial. Selon l’agence internationale de l’énergie (IAE). Depuis quelques décennies, la croissance démographique et l’essor des pays émergents (Inde, Chine, etc…) accentuent la demande énergétique. Elle devrait connaître une forte croissance entre 2006 et 2030. Pour le Sénégal, nous avons tout intérêt à aller vers cette solution miracle.

PROJET PILOTE DANS LA VALLEE DU FLEUVE SENEGAL

Notre choix devra s’inscrire dans le mix-énergétique exploitant une centrale électrique de cogénération Solaire Photovoltaïque / Biomasse. Ce système hybride de dernière génération sera installé dans la vallée du fleuve Sénégal, l’unité bio-digesteur de biomasse et de puissantes turbines à gaz seront alimentés par les balles de cosse et de paille de riz, de coque et de tourteaux d’arachide, la bagasse de canne à sucre, de botte de plantes invasives du type typha etc…, Par un processus de gazéification, nous arriverons ainsi, à réduire considérablement notre gap énergétique, à réduire tous nos déchets biodégradables, à créer de la vapeur pour la revendre aux industriels mais aussi, à démultiplier cette configuration technique dans d’autres régions du Sénégal.

LES DIFFERENTES SOURCES D’ENERGIES

I - Les Sources d’Energies non Renouvelables :

1 - Energie Nucléaire
2 - Charbon
3 - Pétrole
4 - Gaz Naturel
5 - Gaz de Schiste

II - Les Sources d’Energies Renouvelables :

1 - Hydroélectricité
2 - Biomasse
3 - Energie Eolienne
4 - Energie Solaire Thermique
5 - Energie Solaire Photovoltaïque
6 - Géothermie
7 - Hydrogène
8 - Biogaz
9 - Marémotrice

III - Les Mix à travers le Monde :

1 - Europe
2 - Amérique
3 - Asie
4 - Afrique

La répartition du mix-énergétique se pose particulièrement en Europe où de nombreux pays ont choisi progressivement de renoncer au nucléaire. L’Italie, l’Allemagne, la Belgique, tous vont devoir trouver des alternatives crédibles à l’atome. Je ne citerais que deux pays comme exemple : Le Brésil et le Kenya.

LE BRESIL

Nouvelle puissance économique, le Brésil bénéficie d’un mix-énergétique particulier pour soutenir sa croissance par la filière de l’éthanol. Plus de 45 % de son énergie est en effet générée par l’eau, le vent, le soleil, la biomasse et l’éthanol. L’intensité carbone du bouquet énergétique à beaucoup augmenté ces dernières années, en le plaçant parmi les dix pays les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, sans oublier la déforestation.

LE KENYA

La production électrique du Kenya s’effectue en majorité grâce à l’hydroélectricité (51 %), les énergies fossiles (32 %), la géothermie (14 %) et plus marginalement les autres énergies renouvelables (2 %). Le Kenya a entrepris plusieurs projets de production d’électricité éolienne à proximité du lac Turkana, le plus grand parc éolien d’Afrique, il devrait assurer en 2014 près de 20 % de la consommation d’électricité du pays.

NOUVELLE APPROCHE

Système Hybride : Fuel Save Controller

Notre partenaire stratégique SMA (Allemagne) vient de mettre au point une nouvelle innovation sur le marché : Fuel Save Controller (la solution pour les systèmes hybrides Photovoltaïque / groupes électrogènes). Dans les zones n’ayant pas accès à un réseau fiable, de nombreuses entreprises créent leur propre système d’approvisionnement énergétique à partir de groupes électrogènes. L’objectif de systèmes hybrides Photovoltaïque Diesel est d’intégrer et de maximiser l’utilisation du photovoltaïque dans ces systèmes afin de réduire les coûts en carburant. Le Fuel Save Controller est une interface qui permet la communication intelligente entre le contrôleur du groupe électrogène, le système photovoltaïque et les différents appareils électriques. Il pilote l’injection photovoltaïque en fonction des besoins, selon les profils de charge et de production. Ce système est compatible avec les onduleurs SMA Sunny Tripower Sunny Central.


CONCLUSION

A grande échelle, la fondation Désertec construit dans le Sahara des centrales solaires thermiques à concentration et selon ses ingénieurs, "Les déserts de la planète reçoivent toutes les 6 heures du soleil l'équivalent de ce que consomme l'humanité chaque année." Pour cela, les pays en voie de développement doivent impérativement orienter leurs efforts vers l’efficacité énergétique, c'est à dire comment consommer moins pour un service équivalent et surtout aller vers une transition par les énergies renouvelables. Elles sont respectueuses de l’environnement, de l’homme, respectueuses des générations futures, elles sont propres, renouvelables, inépuisables et sans danger pour la biodiversité qui influence fortement le fonctionnement, la stabilité et la productivité des écosystèmes. L’expansion humaine et ses moyens de production et réseaux de transport dans une grande partie des territoires facilement accessibles à bouleverser les équilibres écologiques existants. Selon un rapport d’une étude (TEBB) consacrée à l’économie des écosystèmes et de la biodiversité, 11 % des espaces encore existant en 2000 auront disparu avant 2050 et 40 % des sols exploités extensivement seront convertis à l’agriculture intensive. La surpêche, la pollution, les maladies, les espèces invasives et le blanchissement des coraux pourraient causer la disparition de 60 % des récifs coralliens d’ici 2030. Ceci menace le fonctionnement de la planète, les économies et les sociétés humaines conclu ce même rapport. Pour cela, l'état du Sénégal devrait tendre vers une économie verte, en imposant aux promoteurs d'équiper tous les nouveaux programmes de logements sociaux, de solaire photovoltaïque pour les foyers lumineux et du solaire thermique pour l'accès gratuit à l'eau chaude à toutes les familles sénégalaises.