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ECOLOGIE & ENVIRONNEMENT AU SENEGAL



ECOLOGIE  &  ENVIRONNEMENT AU SENEGAL
Définition

L’écologie est la science qui étudie les êtres vivants (animaux, végétaux, micro-organismes etc…) dans leur milieu et les interactions entre eux. Cette science étudie deux grands ensembles : Celui des êtres vivant (biocénose) et le milieu physique (biotope), le tout formant l’écosystème.

Biodiversité

L’écologie est une science qui étudie les écosystèmes à plusieurs niveaux : La biosphère (sphère du vivant), l’hydrosphère (sphère de l’eau), la lithosphère (sphère du sol) et l’atmosphère (sphère de l’air).
La biosphère est la partie vivante de la planète, il s’agit d’une dimension superficielle qui descend jusqu’à 11 000 mètres de profondeur et s’élève jusqu’à 15 000 mètres d’altitude par rapport au niveau de la mer. La majorité des espèces vivantes dans la zone située de -100 mètres à +100 mètres d’altitude.
La vie s’est tout d’abord développée dans l’hydrosphère, à faible profondeur dans la zone photique. Des êtres pluricellulaires sont apparus et ont pu coloniser les zones benthiques. La vie terrestre s’est développée plus tardivement, après que se soit formée la couche d’ozone protégeant des êtres vivants des rayons ultraviolets. C’est pour cela que biosphère et biodiversité sont indissociables. La biosphère contient de grandes quantités d’éléments tels que le carbone, l’azote et l’oxygène. D’autres éléments comme le phosphore, le calcium, le potassium sont également indispensable à la vie. Le fonctionnement des écosystèmes est essentiellement basé sur la conversion de l’énergie solaire en énergie chimique par les organismes autotrophes, grâce à la photosynthèse. Les océans sont de grands réservoirs, qui stockent les échanges de l’eau, assurent une stabilité thermique et climatique, ainsi que le transport des éléments chimiques grâce aux grands courants océanique. (Source Wikipédia)

Environnement & Cadre de Vie

En 1974, quand la sécheresse a frappé tout le Sahel et particulièrement le Sénégal, nous avons observé un déplacement massif des populations rurales vers Dakar et sa périphérie. Contraints par la Banque Mondiale et le FMI d’appliquer la politique des P.A.S (plan d’ajustement structurel), les gouvernements de l’époque n’étaient non seulement pas préparer à contenir ce flux d’exode rural. Mais aussi, les infrastructures et les moyens étaient quasiment inexistants. A l’heure actuelle, nous en subissons encore les conséquences à savoir : Les inondations, la dégradation de l’environnement et du cadre de vie, l’insalubrité permanente etc… Par un laxisme inqualifiable de nos dirigeants qui n’ont pas pris des mesures idoines pour endiguer ce flux, les gens sont venus en masse des campagnes pour s’installer dans des zones inondables avec leur mode de vie qui a fortement dégradé notre environnement. Par l’apparition des charretiers qui avaient presque disparus dans la capitale, des gobelets et des sachets en plastique jetés à même le sol, des dépôts de poubelles sauvages un peu partout, le péril fécale, bref des comportements que les citadins d’alors ne connaissaient pas du tout et qui n’ont rien à avoir avec un comportement éco-citoyen. Voilà tous ces facteurs qui ont largement contribué à la ruralisation et à la dégradation de nos villes.

Pollution des sacs plastiques

Les sacs plastiques sont une source de pollution considérable durant tout leur cycle de vie (200 ans). Pour cela, il suffit de sortir un peu de Dakar pour se rendre compte des dégâts causés par l’homme sur la nature. A l’entrée comme à la sortie des villes, vous verrez les sacs en plastique qui jonchent le sol. L’état du Sénégal devrait prendre ses responsabilités pour l’interdiction pure et simple de l’utilisation de sacs en plastique à base de polyéthylène et surtout inciter les industriels à s’orienter vers des solutions alternatives. Comme des sacs 100 % biodégradables à base d’amidon de maïs. Le Rwanda est un bon exemple dans ce domaine. Dans le cadre du développement durable, nous préconisons l’utilisation de la biomasse ou biogaz qui consiste à produire de l’électricité à partir des déchets biodégradables recyclés. Comme exemple, je citerai la société C3E qui vient de lancer un projet pilote de biomasse pour les abattoirs de la SOGAS. Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), les sacs et les bouteilles en plastique constituent 80 % des déchets collectés dans les océans. 225 millions de tonnes de plastiques sont produits tous les ans à travers le monde. Les sacs en plastique causent des ravages parmi la faune marine, qui les ingèrent et meurent étouffés. Concernant le secteur de la pêche, le PNUE et la FAO ont récemment tiré la sonnette d’alarme sur les filets perdus ou abandonnés en mer, sur la surexploitation des espèces, les pratiques de pêche destructrices et la pollution marine de source terrestre. Les activités humaines prélèvent un lourd tribut sur les océans et les mers de la planète. En 1993 la bateau de croisière américain, le Regal Princess a reçu une amende de 500 000 dollars pour avoir rejeté 20 sacs d’ordures à la mer. Mais, les coupables sont rarement identifiés. Selon la Fondation Nicolas Hulot, les espèces disparaissent à un rythme mille fois supérieur au taux d’extinction naturel et cette crise d’extinction sans précédent est due à l’activité directe ou indirecte des hommes, la déforestation, la surpêche, la pollution des nappes phréatiques etc… La baie de Hann qui fut jadis un lieu de villégiature est l’illustration parfaite de cette pollution qui a complétement dénaturé l’environnement et le cadre de vie des habitants de cette baie.

Déchets ménagers

Les déchets ménagers sont des déchets issus de la consommation des ménages, leur nature est variée :

Déchets organiques :

Issus de l’alimentation, ils peuvent être valorisés en compost. Plastiques, verres, papier et carton qui peuvent être triés et recyclés. Piles, huiles usagées, produits toxiques, qui doivent être amenés en déchèterie dans des conteneurs adaptés car ces déchets sont toxiques pour l’environnement et la santé.

Solutions & Filières de traitement des déchets ménagers

L’enfouissement :

Technique qui consiste à stocker des déchets ultimes en minimisant les risques de pollution ou de contamination de l’environnement. Dans les centres où la barrière étanche est manquante sont source potentielle ou avérée de pollution vers les sols et les nappes, voire vers l’air (via l’émission de polluants gazeux tels que solvants HAP, Monoxyde de carbone, Dioxyde de carbone, vapeur de mercure…). Comme source significative de méthane (CH4), contribuant au dérèglement climatique, ou source de risque d’explosion et incendie en cas de forte sécheresse). Pour un centre de stockage moderne et conforme à la réglementation, il faut généralement un ensemble de casiers creusés dans le sol et étanchés par un géomembrane où sont déversés les déchets. Les casiers une fois pleins, sont recouverts par un matériau étanche et un système de drainage des lixiviats et de captage du biogaz. Le biogaz est éliminé par une torchère afin d’éviter le rejet du méthane dans l’air, au mieux, il est valorisé en chaleur ou électricité. Pour sécuriser les décharges, une étude d’impact et des contrôles réguliers sont nécessaires car dans certains cas, les inondations et la montée des océans sont source de problèmes ou d’inquiétudes.

L’incinération :

L’incinération est une technique de transformation par l’action du feu. Elle ne fait pas disparaître les déchets, elle les transforme en : Mâchefers, dioxine, furanes etc… Tout nouveau projet d’installation doit comporter une étude d’impact & environnemental avant l’autorisation d’exploitation. La méthanisation des déchets organiques seraient de ce point de vue plus efficient.
Recyclage & Valorisation :
Le recyclage est un procédé de traitement des matériaux qui permet de réintroduire la matière du déchet, sans destruction de sa structure chimique dans la production d’un nouvel objet.

Assainissement

L’assainissement est une démarche visant à améliorer la situation sanitaire globale de l’environnement dans ses différentes composantes. Il comprend la collecte, le traitement et l’évacuation des déchets liquides, des déchets solides et des excréments. L’assainissement est fortement lié à la santé publique, la proximité avec les eaux usées peut engendrer des maladies à transmission fécale-orale (diarrhée, typhoïde, hépatites, choléra), ou lié à un vecteur (paludisme, filariose, dengue). D’autres maladies sont également liées à un mauvais assainissement de base et en particulier à des latrines défectueuses ou inexistantes : bilharziose, nématodes ou autres vers. Les Nations Unies se sont fixé, dans le cadre des objectifs du millénaire, de réduire d’ici 2015 de moitié le nombre de personnes des pays en voie de développement n’ayant pas d’accès à l’assainissement. Le curage des canaux pour drainer les eaux pluviales avant l’arrivée de l’hivernage doit être une nécessité impérieuse pour les services en charge de l’assainissement.

Conclusion

Comme le dit si bien l’adage «nettoyer c’est bien, ne pas salir c’est encore mieux». Devons-nous rester les bras croisés et assister à la dégradation de notre environnement sans réagir. Qu’allons-nous léguer à nos petits-enfants, une terre complètement polluée et souillée par la main de l’homme où régnera le chaos et la désolation. De nombreuses régions sont sujettes à la pollution de l'air et de l'eau créée par l'homme, aux pluies acides, aux substances toxiques, à la perte de végétation (surpâturage, déforestation, désertification), à la perte de biodiversité, à la dégradation des sols, à l'érosion et à l'introduction d'espèces invasives. A cela, il faut ajouter l'élévation du niveau marin qui est due au réchauffement climatique de la planète (gaz à effet de serre). Les projections indiquent que la population mondiale atteindra 9,2 milliards en 2050 et que la plupart de cette croissance devrait se faire dans les pays en voie de développement. N’ayant pas d’alternative, nous devons prendre grand soin de notre planète terre qui nous apporte tout ce dont on a besoin. Il faudra inverser la tendance par une décentralisation tous azimuts. En développant les campagnes par des structures modernes de santé, des écoles, des universités, une agriculture moderne, l'aménagement des périmètres irrigués, créer des pistes de production, des lieux de stockage, des semences de qualité, un élevage moderne, et surtout remettre à jour le fameux projet du canal de Cayor pour la maîtrise de l'eau, etc... Tout ceci, pour mieux fixer les populations dans leurs terroirs. Des solutions existent, pour vivre dans un cadre agréable et convivial. Cela dit, l'état doit jouer son rôle d'organisateur en posant des actes concrets, afin de booster tous les secteurs de l'économie du pays par le travail et la méthode. Les jeunes aussi doivent s'impliquer davantage en s'organisant en comité de vigilance pour veiller à la propreté de leur quartier au lieu, de dire que ce sont les mairies ou les collectivités locales qui doivent le faire. Nous attendons une conscience citoyenne de leur part, car personne d'autres que nous ne pourra venir pour développer ce pays qui est le nôtre. Pour cela, l'état du Sénégal doit prendre toutes ses responsabilités en prenant des mesures idoines et urgentes en interdisant sur l'ensemble du territoire national tous les sachets et les gobelets en plastique.