Vidéo à la Une

BIOCARBURANT ET AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE AU SENEGAL



BIOCARBURANT ET AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE AU SENEGAL
L’huile de Tabanani est un biodiesel très performant, contrairement aux autres biodiesels, elle peut être utilisée sans mélange et sans modification des moteurs.

Les conséquences de ces hausses intempestives du prix du brut qui sont le fait de la spéculation influent de manière négative sur les économies des pays africains non producteurs de pétrole et hypothèquent leur développement.

Notre facture pétrolière est passée entre 2000 et 2010 de 184 à 750 milliards de FCFA.
Conformément à la volonté du chef de l’état, l’institut sénégalais de recherche agricole (ISRA) qui a mené des recherches sur le Jatropha curcas a mis en place un programme de recherches sur les biocarburants pour contribuer à la mise en œuvre de ce programme pilote de production d’un milliard de plants.

Ce programme permettra à terme d’assurer un niveau de production de biomasse satisfaisant et la base de l’implantation d’une filière « Biocarburant » au Sénégal.
Les autorités politiques doivent donc mesurer tous les risques qu’elles feront encourir à la population en introduisant et promouvant cette culture du Jatropha curcas dans les mentalités paysannes.

Cette culture peut être maléfique à un double point de vue :
Elle va faire baisser la production agricole d’une part et elle pourra engendrer de graves conflits fonciers dans les zones où elle sera pratiquée intensivement avec l’accaparement des terres par les firmes pétrolières d’autre part. Raison pour laquelle, Jean Ziegler propose à l’Onu un moratoire de 5 ans sur la production des biocarburants car consacrer des terres agricoles fertiles à la production de denrées alimentaires qui seront ensuite brûlées pour fabriquer du biocarburant constitue un crime contre l’humanité.

Trop de libéralisme engendre le désordre, le chaos et l’anarchie, c’est pourquoi, nous invitons les autorités politiques à faire preuve de rationalité, d’intelligence et de grandeur d’esprit, car avant de penser à « nourrir les moteurs et les machines », il faut au préalable, « nourrir les corps et les esprits ».