Vidéo à la Une

BARRAGES D'INGA



BARRAGES  D'INGA
Les barrages hydro-électriques d’Inga sont deux barrages situés en République démocratique du Congo sur le fleuve Congo dans la province du Bas-Congo, Les barrages hydro-électriques sont deux barrages nommés Inga I et Inga II. Ces ouvrages, à l’instar de l’usine sidérurgique de Maluku, le barrage Inga I a été mis en exploitation en juillet 2004. Ils sont construits dans le cadre d’une politique de développement par le régime de Mobutu Sese Seko. Ils sont exploités par la Société nationale d’électricité (SNEL). La maintenance de ces barrages n’étant pas assurée, ils fonctionnement à capacité réduite. Les développements Inga III et du Grand Inga ne sont actuellement au stade de projet.

Caractéristiques Techniques

Exploitation d’électricité vers l’Angola, la république du Congo et le Zimbabwe. Des lignes relient également le complexe à la Zambie au Botswana, à la Namibie et à l’Afrique du Sud. Une ligne haute tension relie en effet le barrage à Lubumbashi et la province Zambienne du Copperbert : Le projet Inga-Shaba. Une seconde ligne haute tension est envisagée vers le Nord en direction des pays du golfe de Guinée. Une troisième ligne est enfin prévue vers le Nord-Ouest, en direction du Tchad et du Soudan.

Seule 5 % de la population congolaise a accès à l’électricité. La ville de Kinshasa elle-même se trouve imparfaitement desservie.

- Inga I : 351 MW entrée en service en 1972.
- Inga II : 1424 MW entrée en service en 1982.
- Inga III: 3500 MW en projet.

Inga I et Inga II fonctionnent actuellement à 20 % de leur capacité, la plupart des turbines étant à l’arrêt, faute de pièces de rechange.

Conclusion

Quel gâchis !
Les chiffres cités plus haut, nous disent toute la vérité sur ce gouffre financier que sont les barrages d’Inga en R.D.C sous exploités et mal entretenus. Au moment où notre continent est en proie à des déficits énormes en énergie, un tel ouvrage technique pourrait amplement fournir de l’électricité à l’Afrique entière dans toute sa globalité et même se permettre de vendre son surplus d'énergie à l’Europe. Mais, par manque de volonté politique, de vision à terme, d’organisation et de méthode, nous risquons de ne pas régler la douloureuse problématique de cette pauvreté endémique qui sévit en permanence sur notre continent, Dire qu’au 21 ème siècle, des millions de familles africaines sont toujours dans l’obscurité et le dénouement total, mais aussi, nous risquons de rater le train du développement socio-économique, à ce rythme, nous n'atteindrons jamais en 2015 les OMD (les objectifs du millénaire pour le développement). Selon une étude récente du fonds des Nations Unis pour la Population, nous serons 2 milliards d’africains en 2050 soit 22 % de la population mondiale, qu’il faudra nourrir, loger, soigner, vêtir, etc…, comme le dit si bien l'adage : "Gouverner c'est prévoir".