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UN CLIN D'OEIL SUR LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE



UN  CLIN  D'OEIL  SUR  LE  RECHAUFFEMENT  CLIMATIQUE
La 17ème conférence des Nations Unies sur le climat qui vient de s'achever à Durban en Afrique du Sud, par une feuille de route prévoyant d'ici 2015 un pacte global de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Nous savons tous que les dommages les plus sévères seront ressentis en Afrique et en Asie du Sud par la faute des plus grands pollueurs que sont : La Chine, l'Inde et les Etats-Unis hormis la Chine et l’Inde, les U.S.A non seulement ont refusé de ratifier le protocole de Kyoto, mais ne font rien pour faire baisser l'accumulation de CO² dans l'atmosphère. Le Nord a une responsabilité historique dans ce déséquilibre qui à terme risque de bouleverser tout le Sud par des catastrophes de toutes sortes (inondations, feux de forêt, avancée de la mer, sécheresse, érosion marine, etc…). Le Canada est devenu le premier état à décider de se retirer du protocole de Kyoto, pourtant ce pays faisant parti des plus grands pollueurs avait signé ce protocole en 1997 avec un engagement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 6% en 2012 par rapport au niveau de 1990.

Pollueurs-Payeurs :

« C’est aux responsables de la pollution d'assumer la dépollution. L'Afrique ne pollue pas au-delà de 4% de l'ensemble de la pollution mondiale. Il faut qu'on règle le passif d'un ou deux siècles de pollution ». Les pays à revenus faibles ne doivent pas payer pour les autres, selon un rapport de l'OCDE, l'écart entre pays riches et pauvres s'est creusé et le nombre de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté a augmenté au cours des deux dernières décennies. Beaucoup de personnes risquent d'être marginalisées dans une économie mondiale en constante mutation. La World Bank Climate vient de publier un article sur le réchauffement climatique qui stipule qu'en Suède entre 1990 et 2013 son taux de CO² émis avait progressé de +58 %.

Disparités Nord-Sud & Développement Durable :

Les inégalités entre le Nord et le Sud ne cessent de se creuser. Selon le PNUD, environ 1,2 milliards d'individus survivent avec moins de d'un dollar par jour. C'est aussi une inégalité d'accès aux services de base et aux ressources de la planète, les chiffres parlent d'eux-mêmes : 325 millions d'enfants qui ne sont pas scolarisés ; sur 900 millions d'adultes (1 sur 5) qui ne savent ni lire ni écrire, 98% se trouvent dans les pays en développement et les deux tiers sont des femmes. Un habitant de la planète sur six (1,1 milliards de personnes) est privé d'accès à l'eau potable, 2 milliards de personnes n'ont pas accès à l'électricité. 20% de la population mondiale qui habitent dans les pays développés soit (1,2 milliards d'individus) consomme 60% de l'énergie mondiale et 10 % de la population mondiale détient 90 % des richesses. En Afrique sub-saharienne (mais aussi nombre de pays en développement latino-américain) a ainsi hérité de la colonisation une "économie de rente", de plantation et d'extraction minière, centrée sur l'exportation de produits de base. Si l'on exclu l'Afrique du Sud, les zones franches de Madagascar et de Maurice, le sous-continent exporte presque exclusivement des produits non transformés et importe toujours l'essentiel de ses besoins en biens intermédiaires, biens d'équipement et en produits énergétiques. Ce que feu Léopold Sédar Senghor avait appelé "la détérioration des termes de l'échange". Sur le sous-continent africain, la proportion de travailleurs pauvres atteint 45% (2003) et près de 73% de l'emploi non agricole et localisé dans le secteur informel. La spécialisation internationale du travail renforce les inégalités de maîtrise et d'accès aux technologies, d'investissement dans la recherche et l'innovation. En 1998, les 29 pays de l'OCDE soit (20% de la population mondiale) ont consacré 520 milliards de dollars à la recherche et au développement, soit plus que la production économique totale des 30 pays les plus pauvres de la planète. Cette même année 1998, les pays de l'OCDE ont déposé 91% des nouveaux brevets. La question des inégalités Nord-Sud est aussi une question politique et de gouvernance mondiale. Ces relations sont depuis le XVIème siècle, fondées sur des logiques de domination et d'exploitation. Elles n'ont pas pris fin avec la décolonisation. Au contraire, la façon dont les pays développés et les institutions financières internationales gèrent, par exemple, la crise de la dette depuis le début des années 80 résume en elle-même la persistance de ces logiques. Les huit pays les plus industrialisés ont mis en place, à travers le G20, un directoire de fait des grandes affaires de la planète. La gouvernance mondiale, au sein des grandes institutions, a tout d'un régime censitaire : les Etats-Unis disposent ainsi de 17,4% du capital, et donc des droits de vote au sein du conseil d'administration du fond monétaire international, alors que 83 pays possèdent chacun 0,1% des voix. Le système des Nations Unies, qui repose en principe sur la règle « un pays = une voix » n'échappe pas à cette concentration du pouvoir entre les mains des pays riches puisque quatre des cinq membres permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies sont des pays industrialisés. De telles inégalités sont évidemment insoutenables à moyen et long terme. Car elles sont sources de conflits pour l'accès ou la prise de contrôle des ressources disponibles (eau, énergie, terres arables, richesses minières) et de flux migratoires massifs et incontrôlables, à l'intérieur ou entre pays du Sud et en direction des pays du Nord.

Les Conséquences du Réchauffement Planètaire :

Les changements climatiques dûs au réchauffement de la planète auront des impacts brusques et irréversibles qui seront difficiles à évaluer sur la santé publique, la production agricole, des catastrophes naturelles plus fréquentes, etc...

1°) - Augmentation de la fréquence des vagues de chaleur.

2°) - Fonte de la banquise et la perte de la masse des calottes polaires de l'Antarctique et du Groënland.

3°) - Elévation du niveau des océans (érosion marine des côtes, déplacement des populations).

4°) - Perturbation du cycle de l'eau (tsunamis, cyclones, ouragan, inondations et sécheresses prolongées et d'autres calamités naturelles).

Les côtes sénégalaises viennent de subir un mini Tsunami avec une vague déferlante de 3 m qui a causé d'importants dégâts matériels et a mis 200 familles situées le long du littoral dans le désarroi et la désolation. Selon les experts, d'autres houles déferlantes sont à prévoir si rien n'est fait. Les villes comme Rufisque, Gorée, Bargny, Saint-Louis, Saly Portudal.... sont régulièrement frappées par l'érosion côtière. Le village Saint-Louisien de Doune Baba Dièye a été complétement rayé de la carte. Par la morphologie de ses côtes le Sénégal fait partie des pays les plus vulnérables au monde. Actuellement, au niveau planétaire, nous sommes entrain de subir de plein fouet les véritables conséquences de ce réchauffement climatique par des pluies torrentielles (l'ouragan Harvey au Texas), de puissants ouragan à répétition, des glissements de terrains (Sierra Leone & Chine, etc.). Quand les éléments se déchaînent, l'homme reste et demeure impuissant face à lui-même. Ce nouveau bouleversement à provoquer cette vague d'immigration climatique vers des contrées moins exposées. Ce scénario catastrophe me rappelle le merveilleux film "Le Jour d'Après" réalisé en 2004 par Roland Emmerich. Si nous ne changeons pas nos habitudes dès maintenant, des millions de personnes vont subir les conséquences de ce réchauffement climatique.

Développement Durable :

Pour réduire le réchauffement climatique, deux concepts ont été proposés par les climatologues : l'Atténuation et l'Adaptation. Les pays pauvres qui polluent moins que les autres et qui sont déjà impactés par ce phénomène, devront s'adapter pour faire face aux dérèglements de leur écosystème. Pour les pays riches du Nord qui ont largement contribuer au réchauffement climatique depuis la révolution industrielle par les hauts founeaux, devront atténuer leur émission de GES (gaz à effet de serre) en modifiant leur mode production. Mais aussi, aider les pays pauvres à la mise en place de mécanismes pour l'adaptation (exp : la Grande Muraille Verte (GMV).

Depuis une dizaine d'années, les chimistes ont découvert dans l'atmosphère la présence de gaz industriels passés jusqu'ici inaperçus. Ces gaz ont un effet bien plus dévastateurs que celui du CO².

Voici les huits gaz les plus menaçants :

SO² F² (Fluorure de sulfuryle) par rapport à l'effet de serre, il est 4 800 fois plus puissant que le CO².

NF3 (Trifluorure d'azote) par rapport à l'effet de serre, il est 17 700 fois plus puissant que le CO².

CF4 (Tétrafluorure de carbone) par rapport à l'effet de serre, il est 6 500 fois plus puissant que le CO².

PFTBA (Perfluorotributylamine) par rapport à l'effet de serre, il est 7 100 fois plus puissant que le CO².

c-C4F8 (Octafluorocyclobutane) par rapport à l'effet de serre, il est 10 300 fois plus puissant que le CO².

SF5CF3 (Trifluorométhyle / Pentafluorure de soufre) par rapport à l'effet de serre, il est 18 000 fois plus puissant que le CO².

CF3CH2F (Tétrafluoroéthane) par rapport à l'effet de serre, il est 1 300 fois plus puissant que le CO².

SF6 (Hexafluorure de soufre) par rapport à l'effet de serre, il est 22 800 fois plus puissant que le CO².

Début mars 2014, des chercheurs anglais ont révélé la présence dans l'atmosphère de 4 nouveaux gaz destructeurs de la couche d'ozone : le CFC 112, 112a, 113a et le HFC 113a (source Science & Vie).

Si vous devez effectuer un achat de réfrigérateurs ou de congélateurs, il faudra exiger le gaz réfrigérant R134a ou le R600a.

Les énergies renouvelables figurent parmi les pistes de remplacement des énergies fossiles dans les années à venir, mais aussi un comportement éco-citoyen et l'éco-consommation peuvent avoir un effet notable sur les émissions de gaz à effet de serre (le dioxide de carbone, le méthane et le protoxide d'azote).

Conclusion :

Après l’esclavage, la colonisation, le pillage de nos ressources et la balkanisation de notre continent, l’Afrique est et restera toujours debout. Entre 1880 et 1914, s’est produit l’un des événements majeurs de l’histoire des temps modernes à savoir le partage de l’Afrique. Sept puissances européennes ont participé à ce que l’on a appelé « la course au clocher », menée jusqu’au cœur d’un continent alors très mal connu : avec la France qui y établit une grande part de son empire colonial, l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la Grande Bretagne, l’Italie et le Portugal. Sept sphères d’influence, plus ou moins vastes, pour cette Afrique qui, plus d’un siècle après, malgré des décennies d’indépendances, en porte durablement l’empreinte. Pourtant, des mouvements de résistance à la colonisation se développent dans toute l’Afrique. Les européens livrent des batailles aux armées des royaumes locaux. Mais la plupart du temps, Ces combats sont inégaux car les armes modernes des colons leur donnent un net avantage. Certains royaumes remportent des victoires spectaculaires : en 1879, des Zoulous avec à leur tête le chef de guerre Chaka, faiblement armés, profitent de l’effet de surprise et de leur supériorité numérique pour anéantir un régiment britannique en Afrique du Sud. D'autres comme (Samory Touré, Soundiata Keita, El hadji Oumar Foutihou Tall, Lat Dior N'goné Latyr Diop, Aline Sitoë Diatta, Birame Yacine Boubou, Diéry Dior Ndella Fall et Ndatté Yalla Mbodj la reine du Waloo figure emblématique de la résistance coloniale au Sénégal ...) résistèrent farouchement à cette pénétration coloniale. L'exemple le plus récent est Nelson Mandela qui vient à peine de nous quitter après avoir passé 27 ans de sa vie dans les prisons d'Afrique du Sud. Les africains subirent ce partage dont le résultat a été l’accélération brutale d’une évolution qui les orientait vers une participation plus étroite d’une civilisation mondiale. Ils perdirent le contrôle de leur propre culture et furent cruellement traumatisés par la domination de l’impérialisme. Lorsque la guerre commença en Europe en 1914, les gouvernements coloniaux recrutèrent plus d’un million d’africains comme soldats (les fameux tirailleurs sénégalais). La première guerre mondiale causa quantité de souffrances aux populations africaines, car beaucoup d’entre elles furent engagées dans le conflit, de façon directe ou indirecte. Aujourd'hui complètement désarmés devant l'ampleur de ce fléau qui continue inexorablement de ravager le littoral (Saint-Louis, Bargny, Petite Côte, et récemment les villes de Rufisque et Gorée), les africains continuent de subir injustement ce réchauffement climatique dont l'occident a une très grande part de responsabilité avec le rejet sans cesse de tous ces gaz provenant des hauts fourneaux dans l'atmosphère depuis le XIXe siècle. Excusez moi pour ce cri de coeur !

Mama Africa, tu as nourri tous les continents sans exception depuis l’aube de l’humanité, nous ne cesserons jamais de chanter tes louanges !

Conférence de Berlin (1884-1885) : Le partage de l’Afrique

Sources : OCDE, BIT, PNUD, SCIENCE & VIE